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 Prémonition

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Yuen
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Date d'inscription : 05/12/2010
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Localisation : A la recherche d'Arcadie...

MessageSujet: Prémonition   Mar 2 Juin 2015 - 13:42




Prémonition




— Tout s'est passé dans ma chambre qui était aménagée bizarrement. Je faisais quelque chose contre le mur, je jouais à la console, je crois. Oui, c'est ça, je jouais à la console et je regardais par la fenêtre. Il faisait sombre, presque nuit. Le ciel était gris et blanc de nuages. La lumière à l'intérieur de la pièce rendait une petite ambiance chaleureuse malgré tout. Et puis, soudain, il y eut une énorme, que dis-je, une gigantesque araignée sur le mur en pente en face de moi. Alors, effrayé, j'ai appelé mes enfants. Ils étaient tous jeunes et aucun ne venait, je les entendais jouer pas très loin de moi, tout en sachant qu'ils n'étaient pas là, puisque je n'ai pas d'enfant. La lumière chaleureuse s'était évanouie pour laisser place aux ténèbres. L'araignée une ombre, l'ombre d'un être maléfique au possible. Je savais qu'il allait venir me tuer. Alors j'ai paniqué. J'ai attrapé un objet - certainement un de mes katanas même si je ne me souviens pas l'avoir sorti de son fourreau - et j'ai commencé à frapper dans le vide. C'est alors que j'ai crié un nom... Zachary... Il me semble que c'était ça, oui. C'était ma fille... Drôle de nom pour une fille. Soit, je l'appelle et lui crie d'aller dans la voiture avec ses frères et sœurs. Je me suis retrouvé directement au volant de ma voiture, dehors, et je regardais par la fenêtre avec terreur pour voir si mes enfants me rejoignaient, en imaginant l'être abominable dans ma chambre. Tout à coup, je vois la portière arrière de la voiture ouverte et une petite fille qui est à moitié couchée sur le siège. Elle a une console portable dans ses mains et joue en chantonnant. Moi je la regarde... Je la regarde et j'ai peur, terrorisé... Je la regarde et je comprends que c'est elle, le monstre...
— Vous vous êtes réveillé ensuite ?
— Oui...
— Vous aviez peur en vous réveillant ?
— Non, pas du tout. Je trouvais juste ça bizarre... J'ai envoyé un message à ma copine directement après pour lui raconter et lui demander si elle aimait le prénom "Zachary". Elle m'a dit que non, alors ça m'a rassuré et j'ai su qu’on n’appellerait jamais notre enfant comme ça.
— Je vois... Connaissez-vous un Zachary, de près ou de loin ?
— Non, pas que je sache. C'est grave, Docteur ?
— Je ne pense pas. Je crois que vous avez besoin de repos. Une petite semaine de congé vous fera le plus grand bien. Vous prendrez ces médicaments deux fois par jour, ça vous aidera à vous détendre. Si ça ne va pas mieux, revenez me voir.
— Je vous remercie. Au revoir.

Je remets ma veste qui pend à l'entrée, je passe devant les clients qui patientent dans la salle d'attente et puis je sors. Je regarde, immobile devant la porte, l'ordonnance que le psy m'a prescrite puis je la glisse dans la poche de ma veste en la remontant. Le vent souffle fort et le ciel est sombre. Je regarde la route et j'aperçois ma voiture garée de l'autre côté. Après un bref coup d'œil à gauche et à droite pour m'assurer qu'il ne vient aucune voiture, je traverse la rue et arrive contre ma voiture. Je cherche machinalement la clé dans ma poche que je trouve immédiatement et je l'insère dans la portière. Un bruit attire mon attention et je lève la tête. Je me retourne et je vois un homme de l'autre côté de la route qui me fait signe. Je l'observe mais son visage ne me dit rien, alors je le laisse venir vers moi. L'inconnu traverse et commence à me parler avant d'être arrivé de l'autre côté. Il a l'air inquiet, on dirait qu'il a peur de quelque chose... Soudain, une voiture semble surgir de nulle part et fauche l'homme de plein fouet, qui se fait éjecter quelques mètres plus loin, avant de disparaître dans la brume de la ville. Je me précipite vers le blessé en sortant mon portable de ma poche, prêt à appeler une ambulance.
— Ne bougez pas, les secours vont arriver, lui dis-je en composant le numéro des urgences.
— Vous... Vous... dit-il en agrippant mon bras tant bien que mal.
— Arrêtez de bouger, ça va aller, vous allez vous en sortir !
Mon appel terminé, je range mon téléphone et regarde l'homme à l'agonie.
— Comment vous appelez-vous monsieur ? Monsieur ? Oh !? Quel est votre nom ? Monsieur, répondez-moi !
— Je m'appelle... Zachary...
Le blessé, qui avait puisé dans ses dernières forces pour me répondre, s'évanouit et la sirène de l'ambulance s'entend au loin.

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« S'ils racontent un jour mon histoire, laissez-les dire que j'ai marché aux côtés de géants. Les hommes se lèvent et tombent comme le blé d'hiver, mais leur nom ne meurt jamais. Laissez-les dire que j'ai vécu à l'époque d'Hector, dresseur de chevaux. Laissez-les dire que j'ai vécu à l'époque d'Achille... » - Ulysse

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